Dynamiques de l'occupation des sols

Au Sénégal, l'éco-région de la Casamance est la plus humide et riche en termes d'eau douce et de ressources forestières. Pendant les dernières 30 années, il y a eu des changements minimaux dans la structure de production, tandis que la région connaît des changements environnementaux importants en raison de l'interaction des facteurs anthropiques et physiques.

La croissance de la population, les déplacements intérieurs en raison du conflit en Casamance et la migration venant d'autres régions du Sénégal, ont eu des impacts importants sur les écosystèmes et sur l'utilisation des sols dans la Région. En outre, le changement climatique et sa variabilité ont modifié le paysage et exacerbé le processus de dégradation des ressources naturelles induites par causes anthropiques.

Cette étude transversale analyse l'évolution de la population et de l’occupation/l'utilisation des sols dans la Moyenne Casamance (Région de Sédhiou) afin d'identifier les tendances clés et les dynamiques affectant le développement agricole.

La plupart du territoire de Sédhiou est couverte par diverses formes de végétation naturelle, de la forêt dense aux formations arborées ouvertes, savanes arbustives et herbeuses. Les zones agricoles occupent environ un quart de la surface totale avec une forte prédominance des cultures herbacées pluviales.

Pendant les vingt dernières années, les changements ont touché principalement les cultures herbacées pluviales qui ont augmenté au détriment de la végétation naturelle. D'autre part, il n'y a pas eu des variations importantes pour les zones urbaines et les agglomérations rurales, les cultures herbacées irriguées et les zones humides.

Les dynamiques de la population de la Région de Sédhiou montrent un taux de croissance inférieur à celui des régions voisines de Kolda et Vélingara, avec des différences importantes du Sud (inférieur) vers le Nord (plus élevé). Cette tendance est en accord avec la perte d'une importance économique et productive du Département Goudomp, comme illustré également par la diminution des superficies de culture. D'autre part, le taux de croissance plus élevé enregistré pour Sédhiou et Bounkiling semble être lié à la leur amélioration d'accessibilité et aux flux migratoires provenant d'autres régions du Sénégal.

Les principales dynamiques mises en évidence par l'étude concernent le Nord-Est et le sud de la Région. Le Nord-Est a été traditionnellement peu peuplée et peu consacré à l'agriculture mais en réalité, la population augmente et l'agriculture montre la plus forte croissance en termes de surfaces. Cette tendance est soutenue par une meilleure accessibilité grâce à la route pavée N4 qui mène en Gambie et aux flux d'immigration dans les zones centrales du Sénégal.

Le Sud montre une forte diminution des surfaces des terres agricoles. Les taux de croissance de la population sont au-dessous de la moyenne régionale. Seulement les localités urbaines de Goudomp et Tanaff montrent une croissance, parce qu’ils centralisent soit les processus d'urbanisation, soit les flux migratoires da la Guinée Bissau et des zones plus dangereuses qui ont perdu leur poids productif.



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